mercredi 3 juin 2009
Communiqué communiste libertaire sur les élections européennes
Du 4 au 7 juin, les électeurs et électrices européen-ne-s sont appelé-e-s aux urnes pour choisir les députés censé-e-s les « représenter » au Parlement Européen.
Communistes libertaires, nous ne pensons pas que les élections puissent amener un changement véritable, car nous préférons la démocratie directe à la démocratie parlementaire. C’est-à-dire que nous préférons l'élaboration et la décision collective, par tous les travailleurs et toutes les travailleuses, des décisions qui les touchent.
Le fonctionnement et les objectifs de l’Union européenne s’opposent totalement à ce modèle autogestionnaire et donc aux intérêts des travailleurs, des travailleuses et des peuples. Les dirigeants y méprisent tellement le peuple que même lorsqu'ils nous demandent notre avis la seule réponse autorisée est l’acceptation d’orientations déjà décidées par ailleurs, comme en témoignent leur attitude face au rejet par référendum du Traité constitutionnel européen.
Le rôle des parlementaires européens est de faire partie d’un système qui défend les intérêts de la classe capitaliste. De plus, les véritables dirigeants de l’UE (la Commission Européenne, le président de la Banque Centrale Européenne, etc.) sont soustraits à tout contrôle démocratique et sont donc encore plus libre de défendre ces intérêts contre ceux des classes populaires. Les politiques de libéralisation et de privatisation à outrance en témoignent. La rigueur budgétaire et monétaire (en cours depuis Maastricht), également. Dans la période de crise que nous vivons, cela est particulièrement douloureux pour les classes populaire. Le Pacte de Stabilité, qui impose le maintien des déficits publics à des niveaux très bas, a à peine été assoupli pour l'occasion. La Banque Centrale Européenne a consenti à relâcher sa politique de rigueur monétaire, mais d'une manière parcimonieuse qui contribuera à l'approfondissement de la crise en Europe.
L’Union européenne est une machine de guerre contre les droits sociaux, les travailleurs et les travailleuses et notamment les immigré-e-s : dumping social, baisse du « coût du travail », « concurrence libre et non faussée », chasse aux migrant-e-s, fermeture des frontière, coopération policière etc.
L’Union européenne, n’est donc pas une institution neutre dont il faudrait « réorienter » la politique, c’est la traduction institutionnelle d’une puissance capitaliste au service des patrons et des banquiers.
Ce n’est pas l'élection des parlementaires qui changera cette situation.
Seules des luttes sociales communes des travailleurs et des travailleuses au sein de l’UE pourront mettre en échec ces politiques et encourager le développement d’une force révolutionnaire contre le capitalisme et ses institutions, pour une autre société. Une société fondée sur les idéaux authentiquement internationalistes de la liberté, de l’égalité et de la solidarité.
Federazione dei Comunisti Anarchici (Italie)
Alternative Libertaire (France)
Workers Solidarity Movement (Irlande)
Liberty and Solidarity (Royaume Uni)
Source : Anarkismo
mercredi 11 février 2009
St-Hubert : Super Blanchet s'en mêle!
Cherchant probablement à trouver une quelconque utilité à son poste, le député de la circonscription de Drummond à Québec, M. Yves-François Blanchet, a décidé de prendre part au débat entourant la fermeture de la salle à manger de la rôtisserie St-Hubert de Drummondville. C'est ainsi que Super Blanchet (son nouveau surnom depuis qu'il s'implique "à fond" dans les dossiers chauds régionaux), a décidé de rencontrer tour à tour le syndicat et le propriétaire de St-Hubert, M. Jean-Pierre Léger.
Ainsi, le fondateur de l'entreprise Diffusion YFB, a d'abord rencontrer le syndicat et a pu constater que "le lien de confiance entre les travailleuses et l’employeur était totalement rompu" (une découverte signée Super Blanchet). Par la suite, il a proposé un projet très ambitieux : une trêve allant de 6 mois à un an qui reporterait la fermeture du restaurant. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les syndiqué-e-s se sont montré-e-s intéressé-e-s.
Ensuite, la personnalité de l'année 2006 de la Chambre de commerce et d'industrie de Drummond (CCID) est allé rencontrer le propriétaire de la chaîne de restaurant St-Hubert, M. Jean-Pierre Léger, étant donné que la rôtisserie de Drummondville appartient à des membres de sa famille. M. Léger a révélé ce que tout le monde savait déjà : qu'il voulait fermer sa salle à manger à cause des mauvaises relations de travail avec ses employé-e-s (lire ici que les employé-e-s en question utilisaient leurs droits et contestaient les baisses de salaires et de conditions de travail que voulaient leur imposer les propriétaires). Aussi surprenant que cela puisse paraître, M. Léger a poliment refusé le projet de trêve du député.
Ainsi, Super Blanchet aura une fois de plus réussi à démontrer l'inutilité de son poste de député en échouant et 57 travailleuses et travailleurs prendront tout de même le chemin de la porte en pleine crise économique.
Merci Super Blanchet!
mardi 9 décembre 2008
Un député péquiste élu par moins de 19,8% de la population!
Quelle joie!
Nous avons un nouveau député... élu par moins de 19,8% de la population!
En effet,
Yves-François Blanchet a reçu "l'appui" de 11 480 personnes sur 57 967!
WOW!
Nous avons rarement vu un député avec autant de légitimité!
Plus sérieusement, voici quelques bonnes nouvelles en rafales suite à cette élection
1- Pu de Schneeberger
2- Pu de Mario Dumont
3- Taux d'abstention de 42,66% au niveau provincial!
4- Un gouvernement sans la moindre légitimité!
Construisons dès maintenant l'alternative sociale!
Maintenant que nous n'avons pas élu, AGISSONS!
mercredi 3 décembre 2008
Une autre raison de ne pas aller voter!
Après tout, la classe moyenne, selon sa définition simpliste, vulgaire, voire démagogique, c'est monsieur et madame tout le monde. Malheureusement, en vérité, monsieur et madame tout le monde vendent quotidiennement leur force de travail à des patronNEs contre un salaire ou sont sans travail. Eh bien, ces personnes, ce sont des prolétaires et les prolétaires ne font pas partis de la supposée classe moyenne.
Bien sûr, les travailleurs et les travailleuses peuvent parfois gagner de relativement bons salaires et jouir d'un certain confort matériel, ce qui fait croire qu'ils ou elles font partie de la «classe moyenne». N'empêche que même à 25$ de l'heure, unE patronNE peut réaliser un profit (plus-value) de, par exemple, 100% sur un travailleur ou une travailleuse (c'est-à-dire, pour cet exemple, que le
La seule «classe moyenne» qui existe au Québec est la petite bourgeoisie. Ce sont les propriétaires de petites entreprises, les PME. Cette classe n'a comme volonté que de développer ses entreprises, faire plus d'argent sur le dos de plus de travailleurs et de travailleuses. En définitive, les gens de cette classe ne cherchent qu'à devenir de grandE capitalistEs, des bourgeoisEs.
Alors chers lecteurs et chères lectrices, je doute fort bien que vous fassiez partie de cette mythique classe moyenne, puisqu'elle n'existe pas, en tout cas, pas dans la définition médiatique du terme. Par conséquent, quelle est l'objectif pour vous d'aller voter pour un parti qui représentera des intérêts diamétralement opposés aux vôtres?
Les marxistes disent souvent que chaque classe a son ou ses partis. Cette affirmation est partiellement vraie: la bourgeoisie a ses partis (PQ, PLQ, ADQ). Cependant, le prolétariat n'a pas de parti, ni n'en a besoin. Il s'émancipera par lui-même ou ne s'émancipera point.
Finalement, je fait appel aux prolétaires et à touTEs ceux et celles qui désirent un changement social dans la bonne direction. Le parlement, c'est inéxorablement le conservatisme. Le changement ou la révolution, ce sont les organismes libres du prolétariat: syndicats, comités de quartier ou de logement, mouvements sociaux et communautaires, et ses outils: grève, boycott, sabotage, éducation populaire et... la révolution!
Agissons au lieu d'élire!
lundi 1 décembre 2008
Pourquoi nous ne voterons pas le 8 décembre?

Deuxièmement, nous en avons assez que les gouvernements successifs ne dirigent la société qu’en fonction des riches et des entreprises de ce monde en regardant les pauvres s’appauvrir ou en appauvrissant les pauvres, c’est au choix. Ce n’est pas en mettant un parti « de gauche » au pouvoir que cela va s’arrêter. Nous n’avons qu’à regarder l’exemple du Parti Québécois qui se disait socio-démocrate et qui est celui qui a mis à la porte des milliers de médecins et d’infirmières et infirmiers afin de payer la fameuse dette qui fait la joie des banques canadiennes, contribuant ainsi à sous-financer le système public de santé! Ce n’est un secret pour personne, le pouvoir corrompt, à gauche comme à droite. Éliminons ce pouvoir à la place de le légitimer.
Finalement, nous trouvons ridicule que le peuple ne puisse, en aucune façon, destituer le gouvernement en place, et ce peu importe les décisions qu’il prend. Ainsi, en votant pour un parti ou un autre, c’est comme si nous signions un chèque en blanc au gouvernement pour lui dire de faire ce qu’il veut avec notre argent durant les 4-5 prochaines années sans que nous ayons le moindre mot à dire. Voilà pourquoi le gouvernement nous encourage à voter, en nous faisant croire à une « action citoyenne », il enlève la légitimité à toutes les autres formes de lutte (manifestation, désobéissance civile, occupation etc.).
Par conséquent, il est important de ne pas aller voter le 8 décembre prochain. En effet, même aller annuler son vote, c’est légitimer la voie électorale. Voter pour un parti, c’est se prêter au jeu électoral et c’est légitimer le gouvernement en place même si nous n’avons pas voté pour lui. C’est accepter que la voie électorale est la « bonne voie ». C’est d’accepter de se faire gouverner, de donner nos pouvoirs à une minorité décidante au service des riches et des entreprises. En allant annuler son vote, le message que l’on envoie, c’est qu’il n’y a pas de candidat ou de candidate qui nous intéresse mais que la façon de les élire est correcte! Je vous dis donc n’allez pas voter le 8 décembre! Ne les légitimons pas!
AGISSONS AU LIEU D’ÉLIRE!