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mercredi 5 août 2009

Rapport d’activité : Conférence du PASC à Drummondville

Le mercredi 15 juillet dernier, nous avons eu la chance d’accueillir à Drummondville deux membres du PASC (Projet Accompagnement Solidarité Colombie)[1] dans le cadre d’une conférence ayant pour thèmes les liens entre les intérêts économiques et la répression sociale et politique en Colombie, les luttes des populations locales, ainsi que la complicité du Canada. Près d’une vingtaine de personnes ont assisté à cette conférence qui avait été organisée parallèlement à un évènement bien connu à Drummondville, le festival Mondial des Cultures. Bien que ce festival ait un but noble, soit de faire connaître à la population les coutumes et traditions des quatre coins du monde, nous déplorons qu’il n’y ait pas de volet politique. Car s’il est vrai qu’il est bien de faire la fête ensemble et de connaître les coutumes de l’autre, on peut aussi connaître sa situation politique, ses conditions de vie, lutter ensemble et être solidaire. De plus, puisque Drummondville comporte une bonne communauté colombienne, le sujet était d’autant plus pertinent.

Voici un compte-rendu de la conférence :

En première partie de la conférence, les membres du PASC nous ont fait un résumé de la situation en Colombie, soit un conflit qui existe dans sa forme actuelle depuis plus de 40 ans. Elles ont défait la croyance générale que dans ce conflit, trois forces distinctes s’opposaient (l’État, les mouvements d’insurrections armées (à tendance marxiste) et les paramilitaires[2]). Effectivement l’implantation du phénomène paramilitaire est attribuable à l’État peu de temps après le début de la guérilla afin de contrer cette dernière. Bref, les groupes paramilitaires se trouvent à être le bras illégal de l’État, ceux qui font la job sale. Il faut aussi noter que plusieurs de ces groupes sont financés par des narcotrafiquants, narcotrafiquantes, des grands propriétaires terriens, des grandes propriétaires terriennes ou des multinationales.

L’État et les paramilitaires exercent un régime de terreur dans le pays ; 3500 massacres de syndicalistes, militants et militantes pour les droits humains, 5000 dirigeants et dirigeantes politique de gauche assassiné-e-s, 15 000 disparitions forcées et 4 millions de civil-e-s déplacé-e-s depuis 25 ans. Contrairement à la croyance populaire, la guérilla est responsable environ de 20 % des violations de droits humains contre au moins 70 % pour les paramilitaires. La situation n’est pas prête de s’améliorer avec l’arrivée du nouveau président, Alvaro Uribe Velez, reconnu pour sa proximité avec les groupes paramilitaires. Depuis son arrivée au pouvoir en 2002, la répression s’est intensifiée et les droits humains sont de moins en moins respectés. Après avoir complété la «démobilisation des paramilitaires» et leur avoir donné une impunité totale, Uribe a mis en place un nouveau plan d’action pour son gouvernement ; «État communautaire et sécurité démocratique». Sous la logique de «qui n’est pas avec nous est contre nous», le président a mis en place un système d’informateur, d’informatrice et de «soldats-paysans / soldates-paysannes». En plus de percevoir les civil-e-s comme des instruments de guerre, ces politiques contribuent à effriter le tissus social et à créer un climat de méfiance et de peur entre les individu-e-s.

En deuxième partie, les conférencières se sont plutôt attardé sur les liens entre cette répression et les intérêts économiques de l’État et de ceux et celles qui la dirige ou l’influence; les riches. Évidemment, comme dans la majorité des conflits, se cache de puissants intérêts économiques. En Colombie, soit on est chassé-e parce qu’on est une menace politique pour l’État, soit parce qu’on a les pieds sur une terre fertile ou des ressources naturelles. Les paramilitaires ont fait le travail sale en chassant les paysans et paysannes de leur terres collectives, puis on y a implanté des projets de cultures agro-industrielles gagnantes pour l’exportation comme l’huile de palme africaine. L’ironie du sort, une fois les «discussions» faites entre les paramilitaires et l’État colombien et la «démobilisation» terminée, le gouvernement donne aux anciens paramilitaires ces terres maintenant vacantes pour qu’ils et elles puissent se réintégrer à la société. Les conférencières ont aussi glissé un petit mot sur la complicité du gouvernement du Canada qui n’a aucun scrupule à proposer un plan de libre échange avec la Colombie malgré la situation politique.

Finalement, elles ont abordé les résistances des peuples déplacés qui essaient de revenir sur leur terre. Certaines populations chassées de leur village tentent d’instaurer des zones humanitaires où ils peuvent bâtir quelques choses de façon autonome et cesser d’être instrumentalisé-e-s par le conflit. Tout-e acteur et actrice armé-e-s, qu’il ou elle soit dans la guérilla, l’armée ou paramilitaire n’est pas bienvenu-e.

[1] Le PASC est un collectif montréalais qui travaille à créer un réseau de solidarité directe avec des organisations et communautés colombiennes en résistance pour la défense de leur territoire et le respect des droits humains. Ses principales actions tournent autour de la sensibilisation et de l’information alternative par le billet de leur site web, revues, réseau ou de conférences, par l’envoi d’accompagnateurs et accompagnatrices sur les lieux de luttes ainsi que la dénonciation par le billet de son réseau «d’action urgentes». Pour plus d’informations : http://www.pasc.ca/

[2] Des groupes de civils qui sans être dans l’armée, en ont toutes les caractéristiques

mercredi 29 juillet 2009

Ruptures Hors-Série - Printemps 2009

En mai 2009, à l'occasion du Salon du livre anarchiste, la toute nouvelle Union communiste libertaire (UCL) a sorti un numéro hors-série de la revue Ruptures. Ce numéro est dorénavant intégralement en ligne!

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En guise d'introduction!

Comme vous le savez sans doute, les collectifs membres de la NEFAC au Québec ont amorcé un processus de refondation, visant à créer une nouvelle organisation communiste libertaire. Cette démarche, amorcée il y a un an, a porté fruit: au mois de novembre 2008, plus de 50 personnes provenant de sept villes différentes ont participé au congrès de fondation de l'Union communiste libertaire (UCL).

Les personnes présentes ont adopté une nouvelle constitution et des buts et principes. Ces documents réitèrent notre filiation au courant communiste dans l'anarchisme et aux principes organisationnels plateformistes. La constitution de l'UCL affirme également de manière prépondérante que le privé est politique et l'importance d'une éthique libertaire dans nos activités quotidiennes.

Toutefois, au-delà de l'adoption formelle de documents de base, le congrès a été précédé d'un intense travail de réflexion qui s'est notamment matérialisé dans un cahier de textes relativement élaboré. Les thèmes abordés vont d'un retour critique sur notre histoire commune à certaines questions plus pointues concernant la praxis d'une organisation révolutionnaire.

Lors du premier conseil fédéral de l'UCL, les délégué-e-s ont décidé de publier certains de ces documents de réflexion. Nous espérons que ces contributions permettront de mieux comprendre notre démarche. Après deux années de mise en veilleuse, Ruptures renaît donc de ses cendres pour vous les présenter. L'avenir nous dira si ce n'était que temporaire ou si la revue continuera d'être publiée sur une base régulière. En attendant,bonne lecture!

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Au sommaire de ce numéro
* Réflexion sur la Plate-forme
http://www.anarkismo.net/article/13899

* Du club politique à l’organisation de masse
http://www.anarkismo.net/article/13865

* Pour un courant libertaire de masse - Quatre réflexions en marge d’une refondation
http://www.anarkismo.net/article/13829

* Féminisme et luttes de classes - Enjeux des théories de l’identité
http://www.anarkismo.net/article/13809

* La NEFAC à Québec (2001-2008) - Bilan d’une implication http://www.anarkismo.net/article/13796

mardi 13 janvier 2009

Bilan d'activité du collectif La Barricade

Le collectif La Barricade, membre de l'Union Communiste Libertaire, a officiellement été formé le 15 novembre 2008. Ce collectif a été formé sur les cendres de la Cellule rouge de Drummondville, groupe qui fut actif surtout au printemps 2008. La cellule était un regroupement d'étudiants et d'étudiantes au Cégep de Drummondville se revendiquant de l'extrême gauche. Ainsi, y cohabitaient anarchistes, communistes et quelques environnementalistes. Pour les anarchistes de la Cellule, ceux et celles qui ont été futurement membres fondateurs du Collectif La Barricade, l'expérience au sein d'une organisation très diversifiée idéologiquement les a amené-e-s vers le plateformisme. En effet, les interminables débats sur des questions de fonds furent plutôt frustrants et ont fait que la Cellule a plus ou moins tourné au rond, malgré quelques activités ou idées fort intéressantes!

Au début du mois de novembre, des membres de Nefac-Mtl ont rencontré «la faction libertaire» de l'ex Cellule rouge au Cégep de Drummondville. Cette rencontre fut décisive pour les libertaire de Drummondville et elle les a convaincu de former un collectif au sein de la Nefac. La création du collectif fut officialisé environ une semaine plus tard, comptant 4 membres et 2 sympathisants et sympathisantes.

Le Collectif La Barricade a donc participé, au début de l'hiver 2008, au congrès de refondation de la Nefac, tenu dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal. Nous avons participer plus ou moins activement au congrès, du mieux que l'on pouvait, vu notre nouveauté dans l'organisation.

Les premières semaines à la suite du congrès de refondation ont été vouées au travail d'organisation. Nous nous avons trouvé un magnifique nom (!), nous avons définis nos postes et leurs tâches, établis certains modes de fonctionnement informels (en attendant d'avoir officiellement adopter une charte) et nous avons commencé à rédiger une charte, ce qui n'est pas encore terminé! Hormis la période des fêtes, nous avons réussi à se rencontrer en réunion une fois par semaine.

Lors de la campagne électorale provinciale 2008, nous avons affiché au centre-ville de Drummondville des tracts abstentionnistes conçus par le CRAC-Saguenay ( maintenant collectif Emma Goldmann). Merci à eux en passant pour leurs affiches vraiment cool!
En conclusion, nous tenons aussi à souligner la création de notre blog contenant, entre autres, des articles d'actualité locale et internationale, des textes théoriques, une chronique littéraire et une chronique musicale.

L'année 2008 était une année d'organisation, 2009 en sera une d'action!