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samedi 4 juillet 2009

L'Italie se fascise...


Silvio Berlusconi, le crétin qui dirige l'Italie (voir ici) vient de faire adopter une nouvelle loi restreignant énormément l'immigration. En effet, cette loi rend l'immigration clandestine illégale et la punie d'une amende d'entre 5 000 et 10 000 euros, en plus d'une expulsion immédiate. De plus, la nouvelle législation rendra obligatoire la présentation d'un permis de séjour ou d'un passeport pour déclarer la naissance d'un enfant. Les immigrants illégaux et les immigrantes illégales pourront également séjourner jusqu'à 6 mois dans les centres de rétention (sortes de prisons de l'immigration).

Cette loi est même dénoncée par le Vatican (!), preuve de sa radicalité! Beaucoup y voient, à juste titre, un retour aux lois raciales de l'époque de Mussolini.

Berlusconi et son gouvernement légalise aussi les "rondes de citoyens" : des "citoyens" pourront ainsi se porter volontaire afin de "signaler aux forces de l'ordre les événements qui peuvent mettre à mal la sécurité urbaine ou provoquer des troubles à l'ordre public." Les "rondes de citoyens" existent depuis la fin des années 90, sans nécessairement avoir de statut légal, on les appelle les chemises vertes. Petit détail comme ça, tous les membres des chemises vertes font parti de la Ligue du Nord, un parti d'extrème-droite allié du gouvernement de Berlusconi. Pour beaucoup de citoyens et de citoyennes, le rapport est facile à faire entre les chemises vertes et les chemises noires fascistes et on craint que leurs actions visent les minorités ethniques...

D'ailleurs, toute cette nouvelle législation est vue comme une concession de Berlusconi à la Ligue du Nord pour sa coopération au pouvoir.

Source 1
Source 2

lundi 27 avril 2009

Les pro-vie sont pro-choix en matière de religion

Malheureusement, force est de constater que la droite religieuse est toujours bien ancrée au Québec. Drummondville était l'hôte, samedi dernier, d'une manifestation pour démontrer une opposition à l'imposition par l'État du cours d'Étique et de culture religieuse (ECR) par le Collectif pour la Liberté en Éducation (CLÉ). Un autre collectif, le Collectif pour la Liberté de pensé en Éducation (CLPÉ), celui-ci entièrement d'accord avec le cours d'ECR, s'est formé en réation à la manifestation de la CLÉ à Drummondville. La CLPÉ et les membres de La Barricade ont donc organisé une contre-manifestation pour démontrer un appui au cours d'ECR.

La principale revendication de la CLÉ est fort simple : elle revendique la liberté de choix pour les parents en matière d'éducation religieuse. Cela veut dire, selon les divers courants de pensé au sein de la CLÉ (de la droite à l'extrème-droite!), le retour au choix entre les cours d'enseignement religieux ou moral, ou bien encore, le cours d'ECR optionnel.

Il y a avait tout de même problablement plus d'un millier de personnes à manifestation/marche dont plusieurs venaient de diverses autres regions du Québec. La CLÉ voulant organiser une marche familiale, on a eu droit à l'absurdité. En effet, j'ai pu voir des enfants scandés un slogan comme «le choix aux parents». Bien sûr ils avaient l'air d'avoir appris leur phrase par coeur et de ne pas trop comprendre le sens de leurs paroles. On a aussi eu le droit à l'incohérence puisque beaucoup de gens brandissaient des pancartes «Non à la religion d'État». En voyant cela, je me suis dit qu'il devait y avoir des gens d'autres villes en accord avec les cours d'ECR qui sont venus infiltrer la manifestation. Et bien non, c'était un slogan de la CLÉ. Un homme m'a expliqué que la CLÉ considérait que le cours d'ECR était une nouvelle religion d'État avec son idéologie (le relativisme) et son dogme (rien n'est vrai ou absolu)... Et pour vous demontrez la crédibilité des gens participant à la manifestation, le même homme m'a aussi dit que le but du gouvernement, en rendant obligatoire les cours d'ECR, était de détruire le catholicisme! La CLPÉ a eu droit grotesque. Un des camarades s'est fait dire qu'il brûlera en enfer (sans blangue) par une dame. Cette même dame m'a dit que j'avais désepèrement besoin de Dieu. Sans oublier un racisme et une xénophobie subtile. La CLÉ se donne un image de groupe pour la justice et la démocratie, bref un groupe progressiste. Les organisateurs ont souligné la présence à la marche de personne «non-catholiques» pour ne pas passer pour des nostalgiques du temps où il n'y avait pas d'immigration. Nous avons tout de même aperçu une pancarte «Contre l'ECR, Contre le multiculturalisme» Quand même!

Il faut voir les choses comme elles sont. Les groupes oppositionnels au cours d, ECR sont des groupes reactionnaires, religieux, xenophobe voire raciste. C,est ce que la CLPE a essaye de demontrer samedi dernier. On peut dire que c,est mission accomplie puisqu,en plus de la visibilite que l,on a eu dans les rues, nous avons donne plusieurs entrevues, dont une 'a Radio-Canada.

Pour finir, nous voudrions souligner le travail remarquable de la CLPE, sans eux et elles, la manifestion aurait passe sous silence, sans opposition.

Blog du Collectif pour la Liberte de pense a l,ecole : http://clpecole.blogspot.com/2009/04/le-collectif-pour-la-liberte-de-pensee.html

mardi 20 janvier 2009

À qui profite le travail au noir?

*Ceci est une réponse à l'article publié dans L'Express du 11 janvier 2009 et s'intitulant "Travail au noir et fraude : des immigrants osent parler..." empreint de sensationnalisme et disponible ici. D'autres réponses à cet article sont aussi disponible ici, ici, ici et ici.

Quelle ne fut pas ma surprise en lisant L'Express du 11 janvier 2009 de voir la une de ce journal empreinte d'un sensationnalisme crasse et donnant la parole à deux immigrants s'attaquant à la communauté colombienne drummondvilloise en les accusant de fraude et de travail au noir.

La première chose que l'on voit en lisant cet article, c'est qu'un de ces deux immigrants est le propriétaire du restaurant Guerras du centre-ville de Drummondville, Lyes Guerras. Or, Monsieur Guerras, qui est lui-même immigrant se sert de son statut afin de ne pas passer pour un raciste et ainsi pouvoir "dénoncer les profiteurs (sic) du système".

Ses dénonciations font preuve d'une généralisation à peine voilée de la communauté colombienne. Monsieur Guerras attaque toute la communauté colombienne de Drummondville en disant ce genre de phrases : "C'est le même problème qu'en Colombie. Ils (sic) sont prêts à tout pour ne pas payer de l'impôt." et "C'est choquant! On reçoit ces gens-là et ils (sic) nous volent. Il faut que le système se réveille..."

Il serait peut-être temps de montrer à Monsieur Guerras que le travail au noir n'a ni couleur, ni sexe, ni orientation sexuelle, ni pays d'origine. En effet, combien de québécois et de québécoises d'origine déclare absolument tous leurs revenus? Aucun et aucune et c'est très compréhensible. Qui a réellement envie de voir son argent gérer par Jean Charest ou Stephen Harper et distribué au patronat sous forme de crédits d'impôts qui vont justement servir à des gens comme M. Guerras pour s'acheter une voiture de l'année au nom de sa compagnie ou un voyage dans le sud? Poser la question, c'est y répondre.

Il serait pertinent que M. Guerras se mette un peu à la place de ces réfugié-e-s. Fraîchement arrivé-e-s d'un pays où la langue n'est pas la même (contrairement à l'Algérie, pays d'origine de Lyes Guerras), ceux-ci et celles-ci tentent de s'intégrer tant bien que mal à la société qui leur fournit un maigre revenu (sous le seuil de pauvreté). Afin de pouvoir manger à leur faim ils et elles doivent se trouver un revenu d'appoint, des emplois dont les québécois et les québécoises d'origine ne veulent pas (travail agricole difficile, ménage dans les entreprises etc.) payer en moyenne 5$ de l'heure selon les dires mêmes de l'article. Or, M. Guerras, si ces réfugié-e-s sont si bien, donnez leur votre restaurant et prenez leur place...

Le travail au noir ne profite qu'aux employeurs qui l'utilisent. En effet, qui a envie de travailler à 5$ de l'heure sans sécurité d'emploi, dans la précarité la plus totale, sans aucun avantage social? Personne, sauf peut-être des gens dans la merde financièrement (état dans lequel beaucoup de réfugié-e-s sont). Si vous voulez "dénoncer les profiteurs (sic) du système" M. Guerras, dénoncez donc vos amis du patronat qui profite de l'exploitation de ces travailleurs et de ces travailleuses. Profitez-en donc pour vous dénoncer en même temps, puisque même si vos employé-e-s ne travaillent pas au noir, votre argent, c'est sur leur dos que vous la faîtes en ramassant le profit de leur travail, mais aussi en obtenant de nombreux crédits d'impôts pour entreprises gracieuseté de l'État qui tire ses profits des citoyens et des citoyennes.

Finalement, nous nous devons de dénoncer le sensationnalisme dont a fait preuve le journal L'Express en publiant cet article, donnant de la publicité à cet homme, le mettant à la une, en ayant un ton conciliant aux positions de M. Guerras et finalement en allant jusqu'à mettre un numéro de téléphone afin de pouvoir dénoncer des gens qui travaillent au noir...