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vendredi 10 juillet 2009

400 mises à pied à Trois-Rivières


La papetière Kruger mettra à pied 400 employé-e-s à compter du 30 octobre prochain. Encore une fois, on se rend compte qu'on coupe toujours dans les employé-e-s et jamais dans les profits des grands patrons et des actionnaires.

On vit dans un bien drôle de système où l'on peut jouer au yoyo avec le gagne-pain de centaines de personnes comme bon nous semble. Voilà comment une grande entreprise traite ses employé-e-s : peu importe le nombre d'années passées à la servir, elle se débarasse de ses salarié-e-s dès que les bénéfices risquent de diminuer.

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mardi 23 juin 2009

Nouvelle campagne d'affichage

Le Collectif La Barricade débute une nouvelle campagne d'affichage en rapport avec la crise économique qui nous secoue actuellement. En effet nous croyons que ce n'est pas à nous, les travailleuses et les travailleurs de payer pour la crise dont les patrons et les banquiers sont les uniques responsables. Cependant, la réalité est toute autre et c'est encore nous qui devons payer pour les erreurs des "grands de ce monde" que ce soit en perdant notre emploi ou en réduisant nos salaire et nos avantages sociaux. Il est temps que ça cesse. Vous verrez probablement la bande dessinée que nous avons préparé affichée dans vos rues et recevrez peut-être un tract avec le texte suivant :

Force est de constater que la crise économique actuelle n’est pas vraiment différente des précédentes. Cela s’explique rationnellement par le fait que le système capitaliste et ses représentants, les patrons, ont besoin de ces crises afin d’assainir l’économie. Assainir l’économie pour les patrons, c’est recommencer le cycle de la croissance économique, de sorte qu’ils puissent atteindre un degré d’exploitation toujours plus haut sur le dos des travailleurs-euses. Les capitalistes nous volent. Un ouvrier qui a tout ce qu’il a de plus normal peut gagner 16 dollars de l’heure, alors qu’il produit pour, par exemple, 100 dollars de marchandises dans la même heure. N’est-ce pas du vol?

Les patrons-nes profitent de la crise pour mettre à genoux la classe ouvrière. Soit on fait des mises à pied, soit on ferme complètement une usine ou soit on sape dans les conditions de travail des ouvriers-ères (salaires, précarisation, fond de pension, etc.). Cependant, il y a une chose tenue sous silence actuellement. Les patrons, les capitalistes devrait-on dire, eux ne souffrent nullement de la crise. Pourquoi 500 travailleurs-euses perdent du jour au lendemain leur emploi alors que leur patron-ne vient tout juste de s’acheter sa troisième maison dans le sud? N’est-ce pas les patrons et les actionnaires qui ont la responsabilité du risque dans les investissements?

Il faudrait peut-être se rendre compte que si une usine ferme, ce n’est pas parce que le ou la patron-ne n’a plus d’argent pour la faire marcher, mais bien que c’est plus payant pour lui ou elle de cesser la production. De plus, les crises du capitalisme sont causées directement par la classe capitaliste, c’est-à-dire la haute finance, les patrons-nes et leurs représentants-tes au parlement. C’est leur crise et ils et elles ont le pouvoir de nous la faire payer! En effet, l’État injecte dans les entreprises privées des milliards de dollars, pour supposément les sauver, qui viennent directement des impôts et taxes payés par les travailleurs-euses.

Les patrons-nes font des mises à pied. Pourquoi ne mettons nous pas à pied une fois pour toutes les patrons-nes? C’est la classe ouvrière qui produit toutes les marchandises qui se retrouvent sur les marchés. Nous pouvons nous passer des parasites qui s’enrichissent sur notre dos.

Ouvriers et ouvrières, ne comptons que sur nos propres moyens!

mercredi 11 février 2009

St-Hubert : Super Blanchet s'en mêle!

Cherchant probablement à trouver une quelconque utilité à son poste, le député de la circonscription de Drummond à Québec, M. Yves-François Blanchet, a décidé de prendre part au débat entourant la fermeture de la salle à manger de la rôtisserie St-Hubert de Drummondville. C'est ainsi que Super Blanchet (son nouveau surnom depuis qu'il s'implique "à fond" dans les dossiers chauds régionaux), a décidé de rencontrer tour à tour le syndicat et le propriétaire de St-Hubert, M. Jean-Pierre Léger.

Ainsi, le fondateur de l'entreprise Diffusion YFB, a d'abord rencontrer le syndicat et a pu constater que "le lien de confiance entre les travailleuses et l’employeur était totalement rompu" (une découverte signée Super Blanchet). Par la suite, il a proposé un projet très ambitieux : une trêve allant de 6 mois à un an qui reporterait la fermeture du restaurant. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les syndiqué-e-s se sont montré-e-s intéressé-e-s.

Ensuite, la personnalité de l'année 2006 de la Chambre de commerce et d'industrie de Drummond (CCID) est allé rencontrer le propriétaire de la chaîne de restaurant St-Hubert, M. Jean-Pierre Léger, étant donné que la rôtisserie de Drummondville appartient à des membres de sa famille. M. Léger a révélé ce que tout le monde savait déjà : qu'il voulait fermer sa salle à manger à cause des mauvaises relations de travail avec ses employé-e-s (lire ici que les employé-e-s en question utilisaient leurs droits et contestaient les baisses de salaires et de conditions de travail que voulaient leur imposer les propriétaires). Aussi surprenant que cela puisse paraître, M. Léger a poliment refusé le projet de trêve du député.

Ainsi, Super Blanchet aura une fois de plus réussi à démontrer l'inutilité de son poste de député en échouant et 57 travailleuses et travailleurs prendront tout de même le chemin de la porte en pleine crise économique.

Merci Super Blanchet!

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dimanche 25 janvier 2009

Crise Financière : Hausse du taux de chômage au Centre-du-Québec

On apprend aujourd'hui qu'il y avait, au Centre-du-Québec, au mois de décembre 2008, 3 100 chômeurs et chômeuses de plus qu'au même mois de l'année précédente, ce qui amène ce chiffre à 9 700 personnes devant vivre sur l'assurance-emploi. Durant la même période, le taux de chômage est passé de 5,3% à 7,8% dans la région. En comparaison, le taux de chômage pour l'ensemble du Québec est de 7%. Cela indique que notre région est plus durement touchée que la moyenne. D'ailleurs, selon Emploi-Québec, le nombre de chômeuses et de chômeurs est en constante augmentation depuis octobre 2008 dans la région.

Ces statistiques illustrent bien comment la crise économique frappe directement les travailleuses et les travailleurs de notre région. Avons-nous à toujours subir les contrecoups d'un système économique qui ne nous sert aucunement? Avons-nous à payer pour notre exploitation? Cette crise financière prouve que tant que nous vivrons dans un monde capitaliste, nous serons toujours les plus précaires et les plus grand-e-s perdant-e-s.

samedi 24 janvier 2009

Développement dans l’affaire St-Hubert ; le syndicat réagit

St-Hubert : un employeur méprisant !



L’annonce de la fermeture de la salle à manger du St-Hubert a surpris beaucoup de Drummondvillois et Drummondvilloises. En effet peu d’entre-nous ont cru, comme le soutenaient les propriétaires du restaurant, que ce dernier n’était pas si rentable qu’il le devrait. Foutre le syndicat et les serveuses combatives à la porte, véritable question de rentabilité ou question d’image? La conférence de presse du syndicat (mardi dernier, 21 février) a permis de nous éclairé un peu sur les véritables motifs de cette décision, en voici un résumé.

Tout d’abord, sur l’affirmation de la rentabilité les serveurs, les serveuses et le syndicat sont unanimes ; c’est faux, le restaurant est très rentable. Il suffit de jeter un coup d’œil au stationnement pour s’en convaincre. Le syndicat précise également qu’ayant une expertise dans le domaine, gérant plusieurs coopératives de St-Hubert, il est clair que le restaurant fait de l’argent!

Alors, pourquoi le transformer en St-Hubert Express? Bien entendu, tel est le système capitaliste, c’est bien de faire de l’argent, mais c’est mieux d’en faire PLUS et toujours PLUS et ce, à n’importe quel prix. Même au prix de mettre à la porte certain-e-s employé-e-s ayant une trentaine d’année de service et qui ont grandement contribué au succès de l’entreprise.

Il est évident que de fermer la salle à manger permettra au restaurant d’accroître sa rentabilité ayant beaucoup moins d’employé-e-s à payer pour le même produit offert. Or, il est curieux de constater que contrairement à d’autres restaurants St-Hubert qui sont devenus des «express», peu de rénovations seront faites au bâtiment du restaurant. En effet, la salle à manger ne sera pas démolie, seuls des panneaux ou des rideaux seront mis. Cela nous porte à croire que la décision n’est pas définitive et que d’ici quelques années, on pourrait voir la salle à manger rouverte, juste le temps de mettre à la porte définitivement les «vieilles serveuses» un peu trop combatives au goût des patrons et que celles-ci n’aient plus de recours.

Le syndicat ne condamne pas la décision comme telle qu’il qualifie d’économique et de capitaliste, sans plus, ce qui est dommage. Il s’attarde plutôt à l’attitude méprisante des patrons et des propriétaires. Tout d’abord, depuis l’annonce officielle, les patrons se vantent d’avoir enfin réussi à se «débarrasser des vieilles serveuses». Voilà comment ce patron traite ces femmes qui ont donné 15,20 ou 30 ans à cette compagnie. De plus, le pire reste probablement les nouvelles publicités de l’entreprise pour recruter du personnel. En effet, cette publicité vante les mérites des femmes d’expérience en mettant sur l’affiche une grand-maman qui travaille durant sa retraite. Bref, l’entreprise qui essaie d’avoir l’air engagé dans la société fait dans la réalité, tout le contraire. Finalement, mentionnons aussi que les employé-e-s ont appris la nouvelles seulement 30 minutes avant l’annonce officielle, ce qui constitue un flagrant manque de respect.

Chez les serveurs et les serveuses, selon Line fontaine, présidente du syndicat des employé-e-s du St-Hubert, le désarroi et l’incertitude se côtoient.

Le syndicat souligne également que cette décision semble s’inscrire dans un nouveau tournant de la compagnie qui tente de rajeunir son image et sa clientèle (pensons au pub st-Hubert), out les «vieilles serveuses». Il souligne également qu’ils sont en train d’étudier les diverses options légales qui s’offrent, comme par exemple plaider la discrimination basée sur l’âge. Outre cela, les actions prévues sont plutôt autour de la négociation avec l’employeur soit essayer de maintenir les emplois (en transférant les serveurs et les serveuses avec beaucoup d’ancienneté au comptoir) ainsi qu’étendre la période de rappelle advenant le cas d’une réouverture de la salle à manger.

Pour conclure, mentionnons que le syndicat ne propose pas de boycott pour le moment.

mercredi 14 janvier 2009

St-Hubert... De nouveaux rebondissements


Voici la suite de notre dernier article publié sur la question : http://ucldrummond.blogspot.com/2009/01/le-st-hubert-de-drummondville-licencie.html

Les choses évoluent dans la saga de la Rôtisserie St-Hubert de Drummondville. En effet, on apprend que le propriétaire du restaurant se plaît à répéter que si ce dernier doit se restructurer, "c'est parce que les vieilles (sic) serveuses coûtent trop cher". On voit tout le respect que cet hurluberlu a pour les employé-e-s de son restaurant, certaines lui ayant donné plus de 32 ans de service. Cet employeur est reconnu pour mépriser ces employé-e-s (ce qui n'est pas surprenant de la part d'un patron qui conçoit ses employé-e-s comme de simples moyens de produire de l'argent, au même titre qu'un four ou une voiture de livraison).

D'ailleurs, nous trouvons très drôle que le propriétaire se plaignent des salaires des serveuses et des serveurs. Pourquoi ne regarderait-on pas son salaire à lui? Aux bas mots, il doit gagner au moins 10 fois celui d'un ou d'une simple employé-e. J'aimerais bien que l'on baisse son salaire au niveau d'un serveur ou d'une serveuse afin de voir s'il jugerait que les salaires sont trop élevés...

Mince consolation, beaucoup de clients et de clientes donnent leur appui aux salarié-e-s qui perdront leur emploi. D'ailleurs, chez ces derniers et ces dernières, qui ont appris la nouvelle seulement 30 minutes avant l'annonce officielle, l'ambiance est plutôt à la colère, ce qui est totalement compréhensible. D'ailleurs, les serveuses et les serveurs sont étroitement surveillé-e-s par les patrons et les patronnes et ne doivent pas parler de cette situation aux clients et aux clientes. En effet, le propriétaire laisse aussi clairement entendre que si les employé-e-s ne sont pas "fins" et "fines", il n'hésitera pas à fermer plus tôt la rôtisserie... Révoltant!

Voir l'article de L'Express ici.

Nous vous laissons avec un communiqué laissé sur place expliquant aux clients et aux clientes que si cette restructuration doit avoir lieu, ce n'est que pour mieux les servir... Inutile de dire que nous le croyons sur parole...

jeudi 8 janvier 2009

Le St-Hubert de Drummondville licencie 57 employé-e-s...

Nous apprenons aujourd'hui que la célèbre Rôtisserie St-Hubert de Drummondville, réputé comme étant l'une des plus rentables au Québec deviendra un St-Hubert Express et en profitera, ainsi pour mettre à la porte 57 de ses 120 employé-e-s, surtout des serveurs et des serveuses. La raison invoquée est dénuée de toute crédibilité : "Il n'est pas aussi rentable qu'il le devrait."
Or, le restaurant est connu pour être situé sur le bord de l'autoroute 20, à Drummondville, soit directement entre Montréal et Québec, ce qui fait de lui l'un des restaurants les plus achalandés de la ville. La compagnie n'ose même pas prétendre qu'il n'est pas rentable, ce qui serait totalement irréaliste, mais qu'il ne l'est pas assez. Cette raison en dit long sur les véritables buts des propriétaires du restaurant : "mettons à la porte des employé-e-s syndiqué-e-s, offrons un moins bon service à nos clients et clientes et mettons-nous encore plus d'argent dans les poches."

Mais qu'en est-il des travailleurs et des travailleuses de cette franchise qui sont des employé-e-s de longue date? Ils sont tout simplement licencié-e-s, jeté-e-s à la poubelle comme n'importe quel chiffon usé. On oublie que l'on parle ici d'humains et d'humaines qui ont, dans certains cas, donnez une énorme partie de leur vie pour engraisser le portefeuille des propriétaires. Leur crime? Probablement d'avoir cherché à aller chercher une petite partie de l'argent des propriétaires gagnée sur leur dos. En effet, les employé-e-s du St-Hubert de Drummondville ressortaient d'une grève, cette été, afin, non pas de faire des avancés au niveau des conditions de travail, mais bien de simplement garder celles d'avant.
Voici dans quel système nous vivons. Un système où il est possible de mettre à la porte n'importe quel-le employé-e lorsqu'il ou elle ose nous défier. On oublie souvent que c'est et ce sera toujours les patrons et les patronnes qui possède le vrai pouvoir, et ce, tant et aussi longtemps que nous continuerons à accepter de vivre dans un monde ou ceux et celles-ci existent.

Réveillons-nous!

Voir l'article de L'Express ici.

P.S. Nous tenterons de contacter le syndicat et/ou les employé-e-s afin de voir ce qu'il est possible de faire pour venir en aide aux licencié-e-s et nous vous en redonnons des nouvelles.

mercredi 10 décembre 2008

52 nouvelles mises à pied...

Encore une fois, une compagnie préfère couper dans ses employé-e-s plutôt que dans ses profits. Le capitalisme étant ce qu'il est, ce sont ces derniers qui sont les plus importants et on se fout des travailleurs et des travailleuses. Ce sont les investisseurs qui décident... (Soupir)

Bluberi procède à 52 mises à pied
L'entreprise est en restructuration
par Lise Tremblay

La compagnie Bluberi a procédé cette semaine à 52 mises à pied temporaires. Malgré tous les efforts investis au cours des derniers mois pour protéger les emplois, Bluberi doit réduire temporairement ses coûts de main-d'œuvre afin d'assurer la pérennité de l'entreprise.

«En cette période marquée par l'incertitude sur les marchés mondiaux, nous devons faire preuve de rigueur et de prudence pour nous démarquer dans une industrie extrêmement compétitive et nous adapter aux conditions nouvelles», a précisé Gérald Duhamel. « Déjà, l'industrie du jeu a souffert de la crise mondiale. Ce n’est pas une décision facile, mais nous devions agir pour assurer l'avenir.»

Bluberi est la deuxième entreprise de propriété québécoise en importance dans le domaine du développement de jeux et la plus importante firme de la nouvelle économie à Drummondville. Même après ces coupures temporaires, elle continuera à employer plus de 200 personnes, pour la plupart des jeunes de la région. Il s'agit d'emplois de haut niveau, dans un secteur de pointe. Plus de 90 % du chiffre d’affaires de l’entreprise provient de l’international.

«Dans une période difficile comme celle que nous traversons présentement, les entreprises comme la nôtre, surtout celles situées hors des grands centres, ont besoin plus que jamais du soutien des partenaires gouvernementaux. Toutes les études démontrent que le potentiel de croissance future est significatif. Nous travaillerons avec les instances gouvernementales à tous les paliers pour passer à travers la tempête économique et maintenir des emplois de qualité dans notre région», a conclu M. Duhamel.

Bluberi a été fondée en 1994 à Drummondville, où elle a son siège social et où elle compte plus de 200 employés. L’entreprise est un chef de file du développement de jeux et de logiciels pour les casinos.

via http://www.journalexpress.ca/article-282202-Bluberi-procede-a-52-mises-a-pied.html