mercredi 3 juin 2009

Communiqué communiste libertaire sur les élections européennes

Elections européennes : l'important, ce sont les luttes !

Du 4 au 7 juin, les électeurs et électrices européen-ne-s sont appelé-e-s aux urnes pour choisir les députés censé-e-s les « représenter » au Parlement Européen.

Communistes libertaires, nous ne pensons pas que les élections puissent amener un changement véritable, car nous préférons la démocratie directe à la démocratie parlementaire. C’est-à-dire que nous préférons l'élaboration et la décision collective, par tous les travailleurs et toutes les travailleuses, des décisions qui les touchent.

Le fonctionnement et les objectifs de l’Union européenne s’opposent totalement à ce modèle autogestionnaire et donc aux intérêts des travailleurs, des travailleuses et des peuples. Les dirigeants y méprisent tellement le peuple que même lorsqu'ils nous demandent notre avis la seule réponse autorisée est l’acceptation d’orientations déjà décidées par ailleurs, comme en témoignent leur attitude face au rejet par référendum du Traité constitutionnel européen.

Le rôle des parlementaires européens est de faire partie d’un système qui défend les intérêts de la classe capitaliste. De plus, les véritables dirigeants de l’UE (la Commission Européenne, le président de la Banque Centrale Européenne, etc.) sont soustraits à tout contrôle démocratique et sont donc encore plus libre de défendre ces intérêts contre ceux des classes populaires. Les politiques de libéralisation et de privatisation à outrance en témoignent. La rigueur budgétaire et monétaire (en cours depuis Maastricht), également. Dans la période de crise que nous vivons, cela est particulièrement douloureux pour les classes populaire. Le Pacte de Stabilité, qui impose le maintien des déficits publics à des niveaux très bas, a à peine été assoupli pour l'occasion. La Banque Centrale Européenne a consenti à relâcher sa politique de rigueur monétaire, mais d'une manière parcimonieuse qui contribuera à l'approfondissement de la crise en Europe.

L’Union européenne est une machine de guerre contre les droits sociaux, les travailleurs et les travailleuses et notamment les immigré-e-s : dumping social, baisse du « coût du travail », « concurrence libre et non faussée », chasse aux migrant-e-s, fermeture des frontière, coopération policière etc.

L’Union européenne, n’est donc pas une institution neutre dont il faudrait « réorienter » la politique, c’est la traduction institutionnelle d’une puissance capitaliste au service des patrons et des banquiers.

Ce n’est pas l'élection des parlementaires qui changera cette situation.

Seules des luttes sociales communes des travailleurs et des travailleuses au sein de l’UE pourront mettre en échec ces politiques et encourager le développement d’une force révolutionnaire contre le capitalisme et ses institutions, pour une autre société. Une société fondée sur les idéaux authentiquement internationalistes de la liberté, de l’égalité et de la solidarité.

Federazione dei Comunisti Anarchici (Italie)
Alternative Libertaire (France)
Workers Solidarity Movement (Irlande)
Liberty and Solidarity (Royaume Uni)

Source : Anarkismo

mardi 2 juin 2009

Harper prépare sa vente de garage


On apprend aujourd'hui que Stephen Harper veut se débarasser de 9 sociétés d'État jugées non "non viables" parce qu'elles n'engrange pas de profits et ne doivent survivre qu'avec les subventions du gouvernement. Notre cow-boy a entre autres dans sa mire Radio-Canada, VIA Rail et Énergie atomique du Canada. Son choix est donc de vendre ces entités au plus offrant.

Bien entendu, M. Harper n'a pas tout à fait compris le principe de base d'une société d'État qui est de rendre un service à la population en lui donnant de l'information de plus grande qualité ou du transport à prix moins élevé, par exemple.

Qui seront les gagnants et les gagnantes de ces privatisations? Facile de comprendre que ce seront encore les riches actionnaires et les chefs d'entreprise qui pourront posséder encore plus de pouvoir (en contrôlant un média comme Radio-Canada), posséder un secteur clé de l'économie comme les chemins de fer ou faire toujours plus d'argent sur notre dos.

Heureusement, Harper pourra aussi profiter de l'occasion pour privatiser une partie d'un secteur presque pas dangereux (!) pour notre santé et l'environnement : le nucléaire. Donner les reines d'Énergie atomique du Canada au privé est complètement idiot! Il faut se rappeler le but d'une entreprise privée : Crééer des emplois? Non... Offrir un service à la population? Non... Faire de l'argent? Oui! Comment peut on avoir confiance au secteur privé pour s'assurer du respect des règles de santé et sécurité coûteuses? Poser la question c'est y répondre.

Ainsi, Stephen Harper joue encore très bien son rôle de chef d'État qui est de servir et protéger la minorité dominante : la classe capitaliste!

Source

dimanche 31 mai 2009

Les employé-e-s de la Résidence 600 Bousquet bientôt en grève?

Vu sur le site de L'Express :

Réunis en assemblée générale jeudi soir, les travailleurs de la Résidence 600 Bousquet, de Drummondville, membres du Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298 (FTQ), ont voté à l’unanimité en faveur de moyens de pression qui pourraient aller jusqu’à la grève.

Depuis déjà quelques semaines, les personnes salariées de la Résidence affichent leur mécontentement sur les lieux de travail. En effet, elles ne parviennent pas à obtenir un règlement satisfaisant de la part de leur employeur dans le cadre du renouvellement de leur convention collective.

«Nous souhaitions sincèrement que notre employeur se décide à faire des offres salariales qui reconnaissent la valeur de notre travail et l’importance de notre rôle auprès des résidants. Malheureusement, cela n’est pas le cas. Voilà pourquoi nous avons suggéré à nos membres de passer à l’étape suivante, c’est à dire accélérer nos moyens de pression, et nous rendre à la grève s’il le faut», a déclaré Diane Lambert, présidente du Syndicat.

Actuellement, à la Résidence 600 Bousquet, le salaire horaire moyen d’une personne préposée aux bénéficiaires varie entre 9,00$ et 9,68$.

«Nous sommes environ 40 personnes salariées en tout dans la Résidence pour donner du service à près de 140 bénéficiaires. Nous travaillons très fort et nos tâches sont lourdes. Nous sommes dévoués à tous les jours à offrir les meilleurs services possible à nos résidants, qui ont besoin de nous pour améliorer leur qualité de vie. Nous croyons sincèrement que notre engagement à leur égard devrait nous permettre de recevoir mieux que le salaire minimum, ce que nous avons depuis trop longtemps. Nous ne reculerons pas tant que notre employeur ne l’aura pas bien compris», a ajouté la présidente.

Une rencontre de négociation est prévue très prochainement pour tenter de dénouer l’impasse. Le comité de négociation est formé de Diane Lambert et de Sylvain Desrochers, conseiller syndical.

Source

jeudi 28 mai 2009

Des scabs à Beaulieu Canada

L'usine 4 de Beaulieu Canada basée à Acton Vale vient d'être trouvé coupable d'employer 2 briseurs de grève et doit cesser sur-le-champ leur emploi, c'est ce qu'a décidé la Commission des relations du travail du Québec.

Rappelons que les employé-e-s de l'usine de tapis sont en lock-out depuis le 21 mars puisqu'ils ont refusé, et ça se comprend, les offres patronales qui grugeaient dans tout ce que les ouvriers et les ouvrières pouvaient avoir comme avantages sociaux. Les offres comprenaient entre autres des baisses de salaire de 15% (!) et des baisses de primes de productivité. À ce titre, vous pouvez voir l'article publié auparavant sur notre blogue ici.

Beaulieu Canada a donc été mis à l'amende pour l'emploi de ces deux briseurs de grève qui, bien entendu, aidait l'employeur à produire plus et à faire perdurer le conflit. Cependant, selon le syndicat, ce serait non pas 2, mais 6 briseurs de grève qui travailleraient illégalement dans l'usine.

Espérons que les travailleurs et les travailleuses de l'usine 4 de Beaulieu Canada ne se laisseront pas manger la laine sur le dos et continueront le combat!

Source

lundi 27 avril 2009

Les pro-vie sont pro-choix en matière de religion

Malheureusement, force est de constater que la droite religieuse est toujours bien ancrée au Québec. Drummondville était l'hôte, samedi dernier, d'une manifestation pour démontrer une opposition à l'imposition par l'État du cours d'Étique et de culture religieuse (ECR) par le Collectif pour la Liberté en Éducation (CLÉ). Un autre collectif, le Collectif pour la Liberté de pensé en Éducation (CLPÉ), celui-ci entièrement d'accord avec le cours d'ECR, s'est formé en réation à la manifestation de la CLÉ à Drummondville. La CLPÉ et les membres de La Barricade ont donc organisé une contre-manifestation pour démontrer un appui au cours d'ECR.

La principale revendication de la CLÉ est fort simple : elle revendique la liberté de choix pour les parents en matière d'éducation religieuse. Cela veut dire, selon les divers courants de pensé au sein de la CLÉ (de la droite à l'extrème-droite!), le retour au choix entre les cours d'enseignement religieux ou moral, ou bien encore, le cours d'ECR optionnel.

Il y a avait tout de même problablement plus d'un millier de personnes à manifestation/marche dont plusieurs venaient de diverses autres regions du Québec. La CLÉ voulant organiser une marche familiale, on a eu droit à l'absurdité. En effet, j'ai pu voir des enfants scandés un slogan comme «le choix aux parents». Bien sûr ils avaient l'air d'avoir appris leur phrase par coeur et de ne pas trop comprendre le sens de leurs paroles. On a aussi eu le droit à l'incohérence puisque beaucoup de gens brandissaient des pancartes «Non à la religion d'État». En voyant cela, je me suis dit qu'il devait y avoir des gens d'autres villes en accord avec les cours d'ECR qui sont venus infiltrer la manifestation. Et bien non, c'était un slogan de la CLÉ. Un homme m'a expliqué que la CLÉ considérait que le cours d'ECR était une nouvelle religion d'État avec son idéologie (le relativisme) et son dogme (rien n'est vrai ou absolu)... Et pour vous demontrez la crédibilité des gens participant à la manifestation, le même homme m'a aussi dit que le but du gouvernement, en rendant obligatoire les cours d'ECR, était de détruire le catholicisme! La CLPÉ a eu droit grotesque. Un des camarades s'est fait dire qu'il brûlera en enfer (sans blangue) par une dame. Cette même dame m'a dit que j'avais désepèrement besoin de Dieu. Sans oublier un racisme et une xénophobie subtile. La CLÉ se donne un image de groupe pour la justice et la démocratie, bref un groupe progressiste. Les organisateurs ont souligné la présence à la marche de personne «non-catholiques» pour ne pas passer pour des nostalgiques du temps où il n'y avait pas d'immigration. Nous avons tout de même aperçu une pancarte «Contre l'ECR, Contre le multiculturalisme» Quand même!

Il faut voir les choses comme elles sont. Les groupes oppositionnels au cours d, ECR sont des groupes reactionnaires, religieux, xenophobe voire raciste. C,est ce que la CLPE a essaye de demontrer samedi dernier. On peut dire que c,est mission accomplie puisqu,en plus de la visibilite que l,on a eu dans les rues, nous avons donne plusieurs entrevues, dont une 'a Radio-Canada.

Pour finir, nous voudrions souligner le travail remarquable de la CLPE, sans eux et elles, la manifestion aurait passe sous silence, sans opposition.

Blog du Collectif pour la Liberte de pense a l,ecole : http://clpecole.blogspot.com/2009/04/le-collectif-pour-la-liberte-de-pensee.html

mardi 24 mars 2009

Le ouvriers et les ouvrières de Beaulieu Canada sont combatifs

Voici un texte tiré du journal La Voie de l'Est traitant de l'actualité syndicale dans la région d'Action Vale.

(Acton Vale) Sans surprise, les employés de l'usine 4 de Beaulieu Canada se sont heurtés à des portes verrouillées en arrivant au travail hier matin. L'employeur semble avoir mis à exécution la menace de lock-out qu'il avait faite advenant un refus de ses dernières offres sur la convention collective, offres qui ont été rejetées à 74 %, jeudi.

«On était dans le stationnement, à 6h30, devant les barrières qui étaient fermées. On a attendu jusqu'à 7h15, 7h30. Ils n'ont pas ouvert les barrières», raconte Patrick Gauthier, le président du syndicat de l'usine 4.

«La porte était barrée, mais les cadres étaient à l'intérieur», ajoute le conseiller syndical à la FTQ, Gaétan Desnoyers. «Les employés n'étaient pas surpris. L'employeur leur avait dit avant le vote de jeudi. Je les ai trouvés sereins. Ils ne semblaient pas regretter», relate-t-il.

Personne toutefois n'avait reçu hier d'avis officiel de lock-out de la part de l'employeur. «Ils ont peut-être envoyé la lettre au Ministère (de l'Emploi et de la Solidarité sociale), et on va la recevoir prochainement», précise M. Gauthier.

Les employés se sont ensuite rendus au local syndical «pour préparer le piquetage qui va commencer lundi matin», dit M. Gauthier.

Les employés de l'usine de fabrication de tapis ont refusé les dernières offres patronales, jugées inacceptables. Elles présenteraient peu d'avantages par rapport à la précédente, refusée le 7 mars. L'employeur a notamment renoncé à faire passer de dix à quatre jours le délai dans lequel un employé mis à pied peut se faire payer un jour férié après son congédiement.

«C'est des détails, s'insurge M. Desnoyers. Ça n'a évidemment pas été jugé suffisant lors du vote.» Sur les 67 employés de l'usine 4, seulement 31 personnes ont voté jeudi. Ce taux de participation s'explique par le fait que «la liste de 67 employés comprend des surnuméraires qui n'ont pas été appelés à l'usine depuis deux ans», indique M. Desnoyers.

Pénalités

Selon lui, les employés souhaitent que l'entreprise leur donne des conditions semblables à celles octroyées aux employés de l'usine 3 l'an passé, à la suite d'une grève et d'une menace de fermeture.

Tout comme eux, ils seraient prêts à accepter une baisse de 15 % de leur salaire, qui passerait alors à environ 14,40 $ de l'heure, «même si les salaires du plan 4 sont déjà plus bas que dans le plan 3», souligne-t-il.

«Dans la dernière offre, il y a vraiment deux points qui achoppent», précise M. Gauthier. En plus de la baisse de 15 %, l'entreprise veut diminuer les salaires au cours des deux premières années de travail d'un employé. «La première année d'emploi, après le trois mois de probation où ils gagnent 9 $ de l'heure, le travailleur aurait le taux de base prévu pour son occupation, moins 2 $ de l'heure, soit environ 12,40 $ en moyenne. La deuxième année, il aurait le taux de base, moins 1 $, soit environ 13,40 $ de l'heure. C'est énorme comme baisse. À l'usine 3, ils n'ont pas ces pénalités», explique M. Gauthier.

La direction voudrait également diminuer les primes de productivité données à certaines catégories d'employés, comme les couturières et les tailleurs. «Auparavant, le travailleur avait la possibilité d'avoir 25 % de plus sur son salaire. Là, ils veulent débarquer ça. Nous, on dit que les employés peuvent augmenter leur vitesse, mais pas gratuitement. Il doivent avoir le même bonus», dit M. Gauthier.

L'employeur voudrait aussi forcer les travailleurs qui perdraient un poste de jour à travailler sur les postes de nuit disponibles. «Avant, ils pouvaient dire non et être sur la liste de rappel. Maintenant, s'ils disent non, ils sont dehors. Ça veut dire qu'un mère monoparentale qui ne pourrait travailler de nuit serait à la porte», illustre M. Gauthier.

Le syndicat se dit prêt «à retourner à la table de négociation s'ils veulent bouger», dit M. Desnoyers. «Les gens nous ont dit qu'ils ne voulaient pas retourner en assemblée générale tant qu'il n'y a pas de parité avec le plan 3», ajoute-t-il.

La direction de l'entreprise n'a pas répondu aux appels de La Voix de l'Est, hier.

Source

dimanche 22 mars 2009

Communiqué de CSN

COMMUNIQUÉ

Diffusion immédiate

___________________________________________________________________________

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Municipalité de Saint-Cyrille-de-Wendover CSN en route pour leur première convention collective

(Le 20 mars 2009) Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Municipalité de Saint-Cyrille-de-Wendover CSN a déposé à la municipalité, leur employeur, le projet de convention collective qui a été adopté le 3 mars dernier lors d’une assemblée générale.

Le projet a été déposé le lundi 16 mars 2009. Le syndicat d’une quinzaine de membres est à la recherche de l’obtention d’une première convention collective.

« Nous voulons obtenir des protections dans le cas de fusion, de sous-traitance ainsi que des améliorations au niveau de nos conditions de travail » de déclarer Jacques Hélie, président du syndicat affilié à la CSN.

« Nous nous sommes comparés avec des municipalités similaires et nous croyons qu’avec l’aide de la CSN et une ouverture de la part de la municipalité, nous obtiendrons une convention collective à la hauteur de nos attentes » d’ajouter M. Hélie.


–30–


Renseignements : Jacques Hélie, Président
Syndicat des Travailleuses et Travailleurs de la Municipalité de
Saint-Cyrille-de-Wendover CSN
Téléphone : (819) 470-9153

samedi 7 mars 2009

Message du Centre Social Autogéré

Voici un message de la part du centre social autogéré.



Centre social autogéré
-------------------------------
[ SVP diffusez largement ]

CENTRE SOCIAL AUTOGÉRÉ

!! ON VA SQUATTER !!
au printemps 2009

Vous voulez y participer? Venez mettre la main à la pâte

ASSEMBLÉE PUBLIQUE
d’information et de mobilisation

SAMEDI 7 MARS 09
17h :: bouffe!
17h30 :: assemblée
20h30 :: spectacle (groupes à confirmer)

1900, Rue Wellington (la Vieille Banque)
Métro Charlevoix, Pointe-Saint-Charles

La planification est terminée! C’est le temps de passer à l’action

QU’EST-CE QUE LE CENTRE SOCIAL AUTOGÉRÉ?
En mai 2007 le projet d'installer un Centre social autogéré (CSA) à Pointe
Saint-Charles a été lancé. Les CSA sont des espaces autogérés, établis
très souvent dans des bâtiments abandonnés dans des quartiers urbains un
peu partout dans le monde, qui sont en fait des centres d’activités
culturelles, sociales et politiques. La particularité des CSA, ce qui les
différencie des centres communautaires, c’est à la fois leur autonomie
face à l’État, leur refus de hiérarchie et de l’autorité illégitime, ainsi
que la gestion par la démocratie directe.

Le projet est maintenant porté par plusieurs comités et par plusieurs
projets autonomes (notamment un projet de café/bar et salle de spectacle,
un centre de médias indépendant, un atelier de vélo, un projet de jardin
sur le toit et de bouffe collective, un cinéma itinérant et un projet
d'éducation populaire.) Depuis mai 2007, plusieurs assemblées publiques,
party bénéfice et soirées de projection de films ont été organisées. Le
lancement officiel du CSA, des 6-7-8 juin 2008 derniers, dans des espaces
prêtés par des groupes communautaires, n’était que le début d’une
programmation régulière jusqu’au moment du « déménagement » dans notre
édifice permanent au printemps 2009!

Les principes du centre social :::
http://www.centresocialautogere.org/?q=fr/node/115

www.centresocialautogere.org

mercredi 11 février 2009

St-Hubert : Super Blanchet s'en mêle!

Cherchant probablement à trouver une quelconque utilité à son poste, le député de la circonscription de Drummond à Québec, M. Yves-François Blanchet, a décidé de prendre part au débat entourant la fermeture de la salle à manger de la rôtisserie St-Hubert de Drummondville. C'est ainsi que Super Blanchet (son nouveau surnom depuis qu'il s'implique "à fond" dans les dossiers chauds régionaux), a décidé de rencontrer tour à tour le syndicat et le propriétaire de St-Hubert, M. Jean-Pierre Léger.

Ainsi, le fondateur de l'entreprise Diffusion YFB, a d'abord rencontrer le syndicat et a pu constater que "le lien de confiance entre les travailleuses et l’employeur était totalement rompu" (une découverte signée Super Blanchet). Par la suite, il a proposé un projet très ambitieux : une trêve allant de 6 mois à un an qui reporterait la fermeture du restaurant. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les syndiqué-e-s se sont montré-e-s intéressé-e-s.

Ensuite, la personnalité de l'année 2006 de la Chambre de commerce et d'industrie de Drummond (CCID) est allé rencontrer le propriétaire de la chaîne de restaurant St-Hubert, M. Jean-Pierre Léger, étant donné que la rôtisserie de Drummondville appartient à des membres de sa famille. M. Léger a révélé ce que tout le monde savait déjà : qu'il voulait fermer sa salle à manger à cause des mauvaises relations de travail avec ses employé-e-s (lire ici que les employé-e-s en question utilisaient leurs droits et contestaient les baisses de salaires et de conditions de travail que voulaient leur imposer les propriétaires). Aussi surprenant que cela puisse paraître, M. Léger a poliment refusé le projet de trêve du député.

Ainsi, Super Blanchet aura une fois de plus réussi à démontrer l'inutilité de son poste de député en échouant et 57 travailleuses et travailleurs prendront tout de même le chemin de la porte en pleine crise économique.

Merci Super Blanchet!

Source

mercredi 28 janvier 2009

Ce qui arrive lorsqu'on laisse le marché s'occuper de l'environnement...

Quand l'environnementalisme était à la mode (avant la crise économique), on voyait des entreprises nous montrer un côté vert, des épiceries vendre des sacs réutilisables, on a même vu RioTinto Alcan nous dire qu'elle était une entreprise respectueuse de l'environnement!

Or, la réalité nous a vite rattrapé avec la crise économique. Bien qu'on s'était déjà aperçu de l'absurdité de la publicité des grosses entreprises. Nous en avons appris d'autres belles! En effet, à Drummondville, c'est une entreprise privée qui gère la collecte des déchets recyclables! C'est payant de faire du recyclage quand on revend ce qu'on collecte gratuitement. Ça l'est moins en période de crise économique.

Ainsi, à Drummondville seulement, la compagnie Récuperaction, doit maintenant entreposer 25 tonnes (!) de sacs de plastique par mois puisque les marchés se referment! Auparavant, on envoyait nos vieux sacs en Asie (voilà qui est environnementaliste ...), maintenant on les entrepose, il n'y a pas beaucoup d'acheteurs au Québec. Que ferons-nous lorsque le coût d'entreposage sera devenu trop élevé pour Récuperaction? Je vous laisse deviner! Vive le marché!

Mais c'est normal! "Le marché des sacs de plastique a toujours été fragile" nous dit le directeur général du centre de tri local...

La morale de cette histoire, si nous voulons détruire notre planète continuons dans la voie du capitalisme et la main invisible du marché s'occupera de trouver des acheteurs pour nos vieux sacs de plastique!


lundi 26 janvier 2009

Silvio Berlusconi, toujours aussi con...

Connaissez-vous Silvio Berlusconi? C'est l'actuel président du Conseil italien (l'équivalent de premier ministre). Cet homme en présentement à son 3e mandat de chef d'État de l'Italie et depuis qu'il occupe ce poste (et probablement même avant) il ne fait que démontrer sa stupidité.

Cette semaine, après avoir annoncé le déploiement de 30 000 soldats (vous avez bien lu, 30 000!) dans les villes de l'Italie pour contrer la criminalité suite à une vague de viols, M. Berlusconi a cru bon d'ajouter une bonne blague à connotation plutôt sexiste. Selon lui, il est impossible d'empêcher ces viols "même dans un État policier". Il a rajouté qu' "il faudrait tellement de soldats puisqu'il y a tellement de belles filles italiennes que cela ne sera jamais possible." Bien entendu, M. Berlusconi ne s'est peut-être pas rendu compte que mobiliser des soldats pour régler un problème de viols est loin d'être une solution (parlez-en à n'importe quelle femme ayant vécu une guerre...). En plus de son mauvais jugement, Berlusconi ne peut s'empêcher de banaliser le viol en l'associant à la beauté de la femme comme si il était normal qu'une belle femme se fasse agresser. C'est encore une bonne façon de mettre la faute sur les femmes violées pour avoir subi cet événement (un peu à la Gilles Proulx).

D'ailleurs, M. Berlusconi n'en est pas à sa première frasque sexiste. En mai dernier, il a qualifié le gouvernement espagnol (comprenant 9 femmes et 8 hommes) de "trop rose" et "pas facile à gérer". Il a même suggéré à une étudiante italienne d'épouser un millionnaire si elle voulait sortir de la précarité lors de la dernière campagne électorale. Sans oublier sa remarque raciste sur Barack Obama qu'il qualifie de "jeune, beau, et même bronzé!"

Qui est donc ce Berlusconi?

Silvio Berlusconi est le chef du parti Le Peuple de la Liberté, un parti qui est en fait une coalition regroupant divers partis de droite. Il contient même certains partis d'extrème-droite dont Azione Sociale, celui dirigé par la petite fille de Benito Mussolini, Alessandra Mussolini. Il est du genre populiste et conservateur à la Mario Dumont et à la Sarkozy.

Berlusconi est avant d'être chef d'État, un homme d'affaires (surprenant...) propriétaire de nombreuses chaînes de télévision et du club se soccer AC Milan entre autres. C'est un peu comme si Pierre Karl Péladeau ou Paul Desmarais devenait premier ministre. C'est d'ailleurs la raison pourquoi beaucoup de gens croient (à juste titre) qu'il occupe ce poste seulement pour veiller à ses intérêts personnels.

Berlusconi a aussi un passé louche et il fut poursuivi en cours à de nombreuses reprises. Bien qu'il fut souvent condamné en première instance, il gagna sa cause dans les plus hautes instances à chaque fois.

dimanche 25 janvier 2009

Crise Financière : Hausse du taux de chômage au Centre-du-Québec

On apprend aujourd'hui qu'il y avait, au Centre-du-Québec, au mois de décembre 2008, 3 100 chômeurs et chômeuses de plus qu'au même mois de l'année précédente, ce qui amène ce chiffre à 9 700 personnes devant vivre sur l'assurance-emploi. Durant la même période, le taux de chômage est passé de 5,3% à 7,8% dans la région. En comparaison, le taux de chômage pour l'ensemble du Québec est de 7%. Cela indique que notre région est plus durement touchée que la moyenne. D'ailleurs, selon Emploi-Québec, le nombre de chômeuses et de chômeurs est en constante augmentation depuis octobre 2008 dans la région.

Ces statistiques illustrent bien comment la crise économique frappe directement les travailleuses et les travailleurs de notre région. Avons-nous à toujours subir les contrecoups d'un système économique qui ne nous sert aucunement? Avons-nous à payer pour notre exploitation? Cette crise financière prouve que tant que nous vivrons dans un monde capitaliste, nous serons toujours les plus précaires et les plus grand-e-s perdant-e-s.

samedi 24 janvier 2009

Développement dans l’affaire St-Hubert ; le syndicat réagit

St-Hubert : un employeur méprisant !



L’annonce de la fermeture de la salle à manger du St-Hubert a surpris beaucoup de Drummondvillois et Drummondvilloises. En effet peu d’entre-nous ont cru, comme le soutenaient les propriétaires du restaurant, que ce dernier n’était pas si rentable qu’il le devrait. Foutre le syndicat et les serveuses combatives à la porte, véritable question de rentabilité ou question d’image? La conférence de presse du syndicat (mardi dernier, 21 février) a permis de nous éclairé un peu sur les véritables motifs de cette décision, en voici un résumé.

Tout d’abord, sur l’affirmation de la rentabilité les serveurs, les serveuses et le syndicat sont unanimes ; c’est faux, le restaurant est très rentable. Il suffit de jeter un coup d’œil au stationnement pour s’en convaincre. Le syndicat précise également qu’ayant une expertise dans le domaine, gérant plusieurs coopératives de St-Hubert, il est clair que le restaurant fait de l’argent!

Alors, pourquoi le transformer en St-Hubert Express? Bien entendu, tel est le système capitaliste, c’est bien de faire de l’argent, mais c’est mieux d’en faire PLUS et toujours PLUS et ce, à n’importe quel prix. Même au prix de mettre à la porte certain-e-s employé-e-s ayant une trentaine d’année de service et qui ont grandement contribué au succès de l’entreprise.

Il est évident que de fermer la salle à manger permettra au restaurant d’accroître sa rentabilité ayant beaucoup moins d’employé-e-s à payer pour le même produit offert. Or, il est curieux de constater que contrairement à d’autres restaurants St-Hubert qui sont devenus des «express», peu de rénovations seront faites au bâtiment du restaurant. En effet, la salle à manger ne sera pas démolie, seuls des panneaux ou des rideaux seront mis. Cela nous porte à croire que la décision n’est pas définitive et que d’ici quelques années, on pourrait voir la salle à manger rouverte, juste le temps de mettre à la porte définitivement les «vieilles serveuses» un peu trop combatives au goût des patrons et que celles-ci n’aient plus de recours.

Le syndicat ne condamne pas la décision comme telle qu’il qualifie d’économique et de capitaliste, sans plus, ce qui est dommage. Il s’attarde plutôt à l’attitude méprisante des patrons et des propriétaires. Tout d’abord, depuis l’annonce officielle, les patrons se vantent d’avoir enfin réussi à se «débarrasser des vieilles serveuses». Voilà comment ce patron traite ces femmes qui ont donné 15,20 ou 30 ans à cette compagnie. De plus, le pire reste probablement les nouvelles publicités de l’entreprise pour recruter du personnel. En effet, cette publicité vante les mérites des femmes d’expérience en mettant sur l’affiche une grand-maman qui travaille durant sa retraite. Bref, l’entreprise qui essaie d’avoir l’air engagé dans la société fait dans la réalité, tout le contraire. Finalement, mentionnons aussi que les employé-e-s ont appris la nouvelles seulement 30 minutes avant l’annonce officielle, ce qui constitue un flagrant manque de respect.

Chez les serveurs et les serveuses, selon Line fontaine, présidente du syndicat des employé-e-s du St-Hubert, le désarroi et l’incertitude se côtoient.

Le syndicat souligne également que cette décision semble s’inscrire dans un nouveau tournant de la compagnie qui tente de rajeunir son image et sa clientèle (pensons au pub st-Hubert), out les «vieilles serveuses». Il souligne également qu’ils sont en train d’étudier les diverses options légales qui s’offrent, comme par exemple plaider la discrimination basée sur l’âge. Outre cela, les actions prévues sont plutôt autour de la négociation avec l’employeur soit essayer de maintenir les emplois (en transférant les serveurs et les serveuses avec beaucoup d’ancienneté au comptoir) ainsi qu’étendre la période de rappelle advenant le cas d’une réouverture de la salle à manger.

Pour conclure, mentionnons que le syndicat ne propose pas de boycott pour le moment.

mardi 20 janvier 2009

À qui profite le travail au noir?

*Ceci est une réponse à l'article publié dans L'Express du 11 janvier 2009 et s'intitulant "Travail au noir et fraude : des immigrants osent parler..." empreint de sensationnalisme et disponible ici. D'autres réponses à cet article sont aussi disponible ici, ici, ici et ici.

Quelle ne fut pas ma surprise en lisant L'Express du 11 janvier 2009 de voir la une de ce journal empreinte d'un sensationnalisme crasse et donnant la parole à deux immigrants s'attaquant à la communauté colombienne drummondvilloise en les accusant de fraude et de travail au noir.

La première chose que l'on voit en lisant cet article, c'est qu'un de ces deux immigrants est le propriétaire du restaurant Guerras du centre-ville de Drummondville, Lyes Guerras. Or, Monsieur Guerras, qui est lui-même immigrant se sert de son statut afin de ne pas passer pour un raciste et ainsi pouvoir "dénoncer les profiteurs (sic) du système".

Ses dénonciations font preuve d'une généralisation à peine voilée de la communauté colombienne. Monsieur Guerras attaque toute la communauté colombienne de Drummondville en disant ce genre de phrases : "C'est le même problème qu'en Colombie. Ils (sic) sont prêts à tout pour ne pas payer de l'impôt." et "C'est choquant! On reçoit ces gens-là et ils (sic) nous volent. Il faut que le système se réveille..."

Il serait peut-être temps de montrer à Monsieur Guerras que le travail au noir n'a ni couleur, ni sexe, ni orientation sexuelle, ni pays d'origine. En effet, combien de québécois et de québécoises d'origine déclare absolument tous leurs revenus? Aucun et aucune et c'est très compréhensible. Qui a réellement envie de voir son argent gérer par Jean Charest ou Stephen Harper et distribué au patronat sous forme de crédits d'impôts qui vont justement servir à des gens comme M. Guerras pour s'acheter une voiture de l'année au nom de sa compagnie ou un voyage dans le sud? Poser la question, c'est y répondre.

Il serait pertinent que M. Guerras se mette un peu à la place de ces réfugié-e-s. Fraîchement arrivé-e-s d'un pays où la langue n'est pas la même (contrairement à l'Algérie, pays d'origine de Lyes Guerras), ceux-ci et celles-ci tentent de s'intégrer tant bien que mal à la société qui leur fournit un maigre revenu (sous le seuil de pauvreté). Afin de pouvoir manger à leur faim ils et elles doivent se trouver un revenu d'appoint, des emplois dont les québécois et les québécoises d'origine ne veulent pas (travail agricole difficile, ménage dans les entreprises etc.) payer en moyenne 5$ de l'heure selon les dires mêmes de l'article. Or, M. Guerras, si ces réfugié-e-s sont si bien, donnez leur votre restaurant et prenez leur place...

Le travail au noir ne profite qu'aux employeurs qui l'utilisent. En effet, qui a envie de travailler à 5$ de l'heure sans sécurité d'emploi, dans la précarité la plus totale, sans aucun avantage social? Personne, sauf peut-être des gens dans la merde financièrement (état dans lequel beaucoup de réfugié-e-s sont). Si vous voulez "dénoncer les profiteurs (sic) du système" M. Guerras, dénoncez donc vos amis du patronat qui profite de l'exploitation de ces travailleurs et de ces travailleuses. Profitez-en donc pour vous dénoncer en même temps, puisque même si vos employé-e-s ne travaillent pas au noir, votre argent, c'est sur leur dos que vous la faîtes en ramassant le profit de leur travail, mais aussi en obtenant de nombreux crédits d'impôts pour entreprises gracieuseté de l'État qui tire ses profits des citoyens et des citoyennes.

Finalement, nous nous devons de dénoncer le sensationnalisme dont a fait preuve le journal L'Express en publiant cet article, donnant de la publicité à cet homme, le mettant à la une, en ayant un ton conciliant aux positions de M. Guerras et finalement en allant jusqu'à mettre un numéro de téléphone afin de pouvoir dénoncer des gens qui travaillent au noir...

mercredi 14 janvier 2009

St-Hubert... De nouveaux rebondissements


Voici la suite de notre dernier article publié sur la question : http://ucldrummond.blogspot.com/2009/01/le-st-hubert-de-drummondville-licencie.html

Les choses évoluent dans la saga de la Rôtisserie St-Hubert de Drummondville. En effet, on apprend que le propriétaire du restaurant se plaît à répéter que si ce dernier doit se restructurer, "c'est parce que les vieilles (sic) serveuses coûtent trop cher". On voit tout le respect que cet hurluberlu a pour les employé-e-s de son restaurant, certaines lui ayant donné plus de 32 ans de service. Cet employeur est reconnu pour mépriser ces employé-e-s (ce qui n'est pas surprenant de la part d'un patron qui conçoit ses employé-e-s comme de simples moyens de produire de l'argent, au même titre qu'un four ou une voiture de livraison).

D'ailleurs, nous trouvons très drôle que le propriétaire se plaignent des salaires des serveuses et des serveurs. Pourquoi ne regarderait-on pas son salaire à lui? Aux bas mots, il doit gagner au moins 10 fois celui d'un ou d'une simple employé-e. J'aimerais bien que l'on baisse son salaire au niveau d'un serveur ou d'une serveuse afin de voir s'il jugerait que les salaires sont trop élevés...

Mince consolation, beaucoup de clients et de clientes donnent leur appui aux salarié-e-s qui perdront leur emploi. D'ailleurs, chez ces derniers et ces dernières, qui ont appris la nouvelle seulement 30 minutes avant l'annonce officielle, l'ambiance est plutôt à la colère, ce qui est totalement compréhensible. D'ailleurs, les serveuses et les serveurs sont étroitement surveillé-e-s par les patrons et les patronnes et ne doivent pas parler de cette situation aux clients et aux clientes. En effet, le propriétaire laisse aussi clairement entendre que si les employé-e-s ne sont pas "fins" et "fines", il n'hésitera pas à fermer plus tôt la rôtisserie... Révoltant!

Voir l'article de L'Express ici.

Nous vous laissons avec un communiqué laissé sur place expliquant aux clients et aux clientes que si cette restructuration doit avoir lieu, ce n'est que pour mieux les servir... Inutile de dire que nous le croyons sur parole...